La finale de la CAN 2024 relance les critiques sur la qualité de l’arbitrage en Afrique, soulignant l’urgence d’une réforme structurelle.
La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc a été marquée par une vive controverse autour de l’arbitrage, relançant un débat récurrent : l’arbitrage africain est-il à la hauteur des enjeux du football moderne ? Lors de cette rencontre décisive, un penalty controversé accordé au Maroc à la 98e minute a provoqué un arrêt de jeu de 17 minutes, le Sénégal quittant momentanément la pelouse en signe de protestation. Malgré la victoire finale des Lions de la Teranga, l’événement a terni l’image du tournoi.
La décision de l’arbitre Jean-Jacques Ndala, après intervention du VAR, a été vivement critiquée par les joueurs sénégalais, leur entraîneur Pape Thiaw, mais aussi par de nombreux observateurs. La réaction des Sénégalais – certes excessive – met en lumière le manque de confiance généralisée envers les décisions arbitrales en Afrique. Ce climat de suspicion, alimenté par une perception d’avantages accordés aux pays hôtes ou à certaines équipes, fragilise la crédibilité de nos compétitions.
Des voix s’élèvent désormais pour une réforme en profondeur : meilleure formation des arbitres, indépendance des instances, transparence des désignations, et usage cohérent du VAR. « Le monde nous regarde », a rappelé Sadio Mané, appelant à donner une meilleure image du football africain.
Si le continent veut s’affirmer sur la scène mondiale, notamment à l’approche de la Coupe du Monde 2030 que le Maroc co-organisera, il est urgent de professionnaliser l’arbitrage. Le talent des joueurs ne suffit pas : sans un encadrement juste et fiable, le football africain restera en marge.
Sources :
BBC Sport – Afcon final: Senegal temporarily leave field after Morocco awarded controversial penalty